Jeanne d'Arc

Tout le monde sait que Jeanne d'Arc est née (vers 1412) à Domrémy, en Lorraine, et qu’elle est morte sur le bûcher (le 30 mai 1431) à Rouen, alors anglais, après avoir, grâce à ses voix, donné l’élan permettant de « bouter les anglais hors de France ». 

Capturée par les Bourguignons à Compiègne en 1430, puis vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, elle est condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. 

Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Un second procès est instruit qui conclut, en 1456, à l'innocence de Jeanne et la réhabilite entièrement. Elle est béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920.

Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités les mieux connues du Moyen Âge. Mais, a-delà de l’intérêt historique, ils permettent de découvrir une âme tout à fait unique dans l’histoire de l’Eglise. 

 

Distribution et mise en scène :

 

Jeanne : Fanny Sutterlin

L’évêque Cochon : Bernard Lefebvre

 

Adaptation et mise en scène : Jean-Luc Jeener

Assistanat de mise en scène : Hélène Robin

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20h30 le 10 à Veauce

20h30 le 12 à Monétay

20h30 le 9 à Monteignet

20h30 le 11 à Marigny

« Ce qui est impressionnant dans ce spectacle tiré des minutes foisonnantes du procès de Jeanne d’Arc, c’est qu’il n’y a pas un seul mot qui n’ait été prononcé authentiquement par Jeanne ou ses juges. Les minutes, en effet, ont été conservées intactes par la justice depuis six siècles et elles sont passionnantes. 

Mais il s’agit ici de théâtre. J’ai donc pris la liberté de regrouper la parole des juges en une seule et d’ainsi permettre la confrontation claire et dramatique de deux visions de l’Eglise, celle de Jeanne, catholique, qui vit le Mystère, et celle d’un représentant de l’Eglise, protestante avant l’heure, qui ne croit qu’à la raison. 

Personne n’a raison. Personne n’a tort. C’est un affrontement à deux. Avec une inéluctable progression dramatique vers la mort. Et chacun peut s’y retrouver. »

Jean-Luc Jeener